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Cartes à puce
Introduction
Avantages des cartes à puce
Interoperabilité
ISO 7816, EMV et GSM
PC/SC Workgroup
Approche de Microsoft
Développement logiciel
Interfaces de programmation d'applications (API)
CryptoAPI
SCard COM
Win32
Composants de base des cartes a puce
Fournisseurs de services
Fournisseurs de services cryptographiques
Fournisseurs de services pour carte à puce
Cartes
Gestionnaire de ressources
Pilotes de périphériques
Kits de pilotes de périphériques
Lecteurs
Programme du logo compatible Windows
Solutions etendues
Authentification du client
Ouverture de session interactive par clé publique
Messagerie électronique sécurisée
Références complementaires
Documents
Cartes à puce
Les systèmes d'exploitation Windows® sont
compatibles avec la technologie des cartes à puce et
constituent la plate-forme la plus économique et la mieux
adaptée au développement et au déploiement de
solutions de carte à puce. Les exigences liées à
la technologie de la carte à puce ont été
intégrées aux spécifications de conception PC98
et NetPC, ainsi que dans celles des versions futures du
système d'exploitation Microsoft Windows®. Microsoft
a publié sa mise en œuvre des spécifications
PC/SC 1.0 pour les plates-formes de système d'exploitation
Windows NT 4.0, Windows 95 et Windows 98. Les
prochaines versions des plates-formes Windows prendront toutes
en charge les cartes à puce en standard.
Introduction
Le besoin de sécurité et d'une
confidentialité accrue se fait plus pressant à
l'heure où les formes électroniques d'identification
remplacent la reconnaissance physique et l'identification
à partir de formulaires imprimés. L'émergence du
réseau mondial Internet et l'extension du réseau
d'entreprise aux clients et aux fournisseurs, à
l'extérieur des limites du pare-feu de l'entreprise
(firewall), ont accéléré la demande de
solutions basées sur la technologie de clé publique.
Cette technologie permet entre autres l'exécution des
services suivants : communications via un canal
protégé sur un réseau public, signatures
électroniques pour garantir la confidentialité et
l'intégrité, et authentification d'un client
auprès d'un serveur (et vice-versa).
Avantages des cartes à puce
Les cartes à puce constituent un élément
fondamental de l'infrastructure de clé publique que
Microsoft intègre désormais aux plates-formes Windows
: elles étendent en effet les solutions purement
logicielles telles que l'authentification du client,
l'ouverture de session et la messagerie électronique
sécurisée. Les cartes à puce constituent
essentiellement un point de convergence pour les certificats de
clé publique et les clés associées, car :
-
Elles garantissent un stockage inviolable pour la
protection des clés privées et de toutes autres
informations personnelles.
-
Elles permettent d'isoler les calculs critiques pour la
sécurité, relatifs à l'authentification, aux
signatures électroniques et à l'échange de
clés, de toute autre partie non concernée du
système.
-
Elles fournissent un certain niveau de portabilité
qui permet de déplacer des références et
d'autres informations d'ordre privé entre les
ordinateurs utilisés sur le lieu de travail, à
domicile ou lors des déplacements.
Les cartes à puces feront très prochainement
partie intégrante des plates-formes Windows car elles vont
donner naissance à une nouvelle génération
d'applications, comme ce fut le cas lorsque la souris ou le
lecteur de CD-ROM sont apparus sur les ordinateurs personnels
(PC).
Interoperabilité
L'industrie de la carte à puce a longtemps
été entravée par l'incompatibilité entre
les applications, les cartes et les lecteurs en dehors de
l'Europe. Pour que les cartes à puces soient vraiment
acceptées par le grand public et que les entreprises y
recourent de plus en plus, les différents constructeurs
doivent absolument garantir l'interopérabilité de
leurs produits.
ISO 7816, EMV et GSM
Afin de promouvoir l'interopérabilité entre les
cartes à puce et les lecteurs, l'International Standards
Organization (ISO) a élaboré les normes ISO 7816 pour
les cartes de circuit intégré à contacts. Ces
spécifications sont axées sur
l'interopérabilité au niveau des protocoles physique,
électrique et de liaison de données. En 1996,
Europay, MasterCard et VISA (EMV) ont défini une
spécification de carte à puce pour l'industrie, qui a
repris les normes ISO 7816 et défini d'autres types de
données et règles de codage pour le domaine de la
finance. L'industrie des télécommunications
européennes a également reconnu les normes ISO 7816
dans sa spécification de carte à puce de
communications GSM (Global System for Mobile) pour
activer l'identification et l'authentification des utilisateurs
de téléphones mobiles.
Si toutes ces spécifications (ISO 7816, EMV et GSM) ont
constitué un pas dans la bonne direction, elles
étaient trop orientées sur le fonctionnement de bas
niveau ou trop spécifiques à une application pour
obtenir une reconnaissance générale de l'industrie.
Aucune n'abordait les questions d'interopérabilité
des applications, telles que les API indépendantes des
périphériques, les outils de développement et le
partage des ressources.
PC/SC Workgroup
Né en mai 1996 d'un partenariat entre de grands
constructeurs d'ordinateurs personnels et de cartes à puce
(Groupe Bull, Hewlett-Packard, Microsoft, Schlumberger et
Siemens Nixdorf), le PC/SC (Personal Computer/Smart
Card) Workgroup a pour principal objectif d'élaborer
des spécifications qui résoudraient les
problèmes d'interopérabilité mentionnés
ci-dessus. En décembre 1997, le groupe de travail a
publié la version 1.0 de ses spécifications sur son site
.
Reposant sur les normes ISO 7816, les spécifications
PC/SC sont compatibles aussi bien avec les spécifications
EMV que GSM. Grâce au renom des sociétés
collaborant au PC/SC Workgroup, ces spécifications sont
largement reconnues par le monde industriel qui souhaite
vivement les transformer à court terme en normes
indépendantes.
Depuis sa création et la publication initiale de ses
spécifications, d'autres membres ont rejoint le PC/SC
Workgroup : Gemplus, IBM, Sun Microsystems, Toshiba et
Verifone.
Approche de Microsoft
L'approche de Microsoft est simple et repose sur les
éléments suivants :
-
un modèle standard d'interface entre les cartes
à puce, leurs lecteurs et les ordinateurs
personnels ;
-
des API indépendantes des périphériques
pour la création d'applications reconnaissant les cartes
à puce ;
-
des outils familiers pour le développement
logiciel ;
-
l'intégration dans les plates-formes Windows et
Windows NT.
L'existence d'un modèle standard pour interfacer les
cartes à puce, les lecteurs et les ordinateurs personnels
améliore l'interopérabilité entre cartes et
lecteurs provenant de différents constructeurs. Grâce
aux API indépendantes des périphériques, les
développeurs d'applications n'ont plus à se soucier
des différences entre la mise en œuvre actuelle des
cartes et les évolutions futures. L'indépendance
vis-à-vis des périphériques permet
également de faire l'économie des coûts de
développement logiciel résultant de l'obsolescence
des applications induite par des modifications du
matériel.
Développement logiciel
Le Smart Card SDK (kit de développement logiciel pour
carte à puce) a été intégré au
Microsoft Platform SDK, dans le cadre des Windows Base
Services. Le Platform SDK contient désormais tous les
outils et interfaces de programmation d'application (API,
Application Programming Interface) dont les
développeurs ont besoin pour programmer des applications
Windows compatibles avec la technologie des cartes à puce
ou reconnaissant les cartes à puce. Le Platform SDK est
disponible sur MSDN (Microsoft Developer
Network
).
Un alias de discussion SmartCardSDK@discuss.microsoft.com a
également été mis en place pour permettre aux
développeurs d'envoyer des questions et de recevoir des
réponses de la part de Microsoft et de l'ensemble des
développeurs utilisant les API Smart Card. Pour savoir
comment vous abonner à la liste de diffusion, visitez le
site Windows Powered
.
Interfaces de programmation d'applications (API)
Du point de vue du développeur d'applications, il
existe trois mécanismes d'accès aux services pris en
charge par une carte à puce : CryptoAPI, l'API
Win32® de Microsoft et SCard COM. Le choix du
mécanisme dépendra du type de l'application
développée et des caractéristiques d'une carte
à puce donnée.
CryptoAPI
CryptoAPI est l'API cryptographique utilisée pour
écrire un fournisseur de services cryptographiques (CSP,
Cryptographic Service Provider). Elle nécessite un
kit de développement spécial disponible auprès
de Microsoft. Pour savoir comment recevoir le kit de
développement CSP, visitez la section Technologies
du site Microsoft Security
. Le kit
de développement CSP est soumis aux réglementations
sur l'importation/exportation et le développeur doit
répondre à une série de questions pour
déterminer s'il répond aux conditions légales
lui permettant de recevoir le kit de la part de Microsoft.
CryptoAPI offre des avantages non négligeables car elle
permet aux développeurs d'exploiter les fonctions
cryptographiques intégrées à la plate-forme
Windows sans être un expert en matière de
cryptographie ni connaître le mode de fonctionnement d'un
algorithme de cryptographie spécifique. Par exemple, un
CSP de carte à puce bien conçu peut utiliser un CSP
existant (tel que Microsoft Base Provider) pour effectuer
toutes les opérations liées aux clés publiques
et symétriques et réserver l'utilisation de la carte
à puce au traitement des clés privées.
SCard COM
SCard COM est une mise en œuvre d'interface
non-cryptographique fournie par Microsoft pour accéder aux
services génériques d'une carte à puce, à
partir d'applications écrites en C, C++, Java et le
langage Microsoft Visual Basic®. Il s'agit d'un ensemble
d'objets d'interface COM pouvant servir à créer une
plus grande variété d'interfaces destinées aux
applications Windows. Les développeurs de logiciels
peuvent utiliser des outils de développement standard,
tels que Microsoft Visual C++® et Visual Basic pour
créer des applications et des fournisseurs de services
compatibles avec la technologie des cartes à puce ou
reconnaissant les cartes à puce.
En général, le développeur d'applications n'a
pas besoin de connaître en détail le fonctionnement
d'une carte à puce pour accéder à ses services
via le protocole COM. Cette abstraction permet de
développer des applications Windows plus rapidement et
donc, de réduire les coûts et les délais de
développement. Elle protège en outre l'application
conte les risques d'obsolescence liés aux modifications
futures au niveau de la conception de la carte.
Win32
Les API Win32 sont les API de bas niveau permettant
notamment l'accès à des cartes à puce. Pour les
utiliser efficacement, une connaissance approfondie du
système d'exploitation Windows est indispensable. Elles
offrent une flexibilité optimale pour définir la
façon dont l'application devra contrôler les
lecteurs, les cartes et les autres composants associés.
Pour les développeurs qui ont besoin d'un contrôle
complet sur l'utilisation des cartes à puce par
l'application, cette extension de l'API Win32 de base fournit
les interfaces nécessaires pour gérer les
interactions avec les équipements de carte à
puce.
Composants de base des cartes a puce
La version 1.0 de Microsoft Smart Card Base Components est
disponible pour les plates-formes Windows 95 et
Windows NT 4.0 à l'adresse
http://www.microsoft.com/smartcard/. Smart Card Base Components
1.0 est également inclus sur le CD-ROM Windows 98, en tant
qu'installation séparée. De la même
manière, le système d'exploitation Windows 2000
intégrera aussi Smart Card Base Components en vue de
prendre en charge les services de clé publique tels que
l'ouverture de session.
Fournisseurs de services
Toutes les cartes doivent disposer d'au moins un fournisseur
de services afin de permettre aux applications Windows
d'accéder aux services des cartes à puce. Il peut y
avoir plusieurs fournisseurs de services, selon le type de
carte et son émetteur. En général, il existe
deux catégories de fournisseurs de services : les
fournisseurs cryptographiques et non-cryptographiques. Cette
distinction est justifiée par les restrictions à
l'importation/exportation imposées par les gouvernements
sur la technologie cryptographique.
Fournisseurs de services cryptographiques
Les fournisseurs de services cryptographiques (CSP,
Cryptographic Service Providers) peuvent être
purement logiciels, comme Microsoft Base Provider qui est
livré en standard sur les plates-formes Windows actuelles
ou faire partie d'une solution matérielle dans laquelle le
moteur cryptographique réside sur une carte à puce ou
sur un autre élément matériel relié au PC.
Un fournisseur de service cryptographique associé à
une carte à puce est appelé Fournisseur
cryptographique de carte à puce (SCCP, Smart Card
Cryptographic Provider) pour le distinguer des fournisseurs
de service à portée plus générale. Les deux
fournisseurs SCCP et CSP présentent via CryptoAPI des
services cryptographiques, tels que la génération de
numéro aléatoire, la génération de
clé, la signature électronique, l'échange de
clé et le cryptage de masse.
Fournisseurs de services pour carte à puce
Les fournisseurs de services pour cartes à puce (SCSP,
Smart Card Service Providers) présentent les
services non-cryptographiques d'une carte à puce à
une application via des interfaces. Une interface de
carte à puce englobe un ensemble prédéfini de
services, les protocoles nécessaires pour les appeler et
les hypothèses s'inscrivant dans ce contexte.
L'utilisation du terme interface est très similaire
à celle qui en est faite dans COM. Notez que le concept
est très proche de l'identificateur d'application
ISO 7816-5, mais que sa portée est
différente.
Une carte à puce peut déclarer qu'elle prend en
charge une interface si elle est associée à
l'identifiant globalement unique (GUID, Globally Unique
IDentifier) de l'interface. Cette liaison entre une carte
et une interface est réalisée au moment de la
première introduction de la carte dans le système, en
général lors de l'installation du fournisseur SCSP.
Le fournisseur de services enregistre ses interfaces au moment
où la carte est introduite dans le système,
permettant alors aux applications de rechercher des cartes
à puce sur la base d'une interface ou d'un GUID
spécifique. Une carte de paiement électronique
pourrait par exemple enregistrer les interfaces d'accès
à son mécanisme monétaire pour permettre aux
applications Windows de l'utiliser.
Microsoft a commercialisé, avec Smart Card Base
Components 1.0, plusieurs fournisseurs de services de bas
niveau permettant d'exécuter des opérations
génériques, du type localisation de carte, gestion de
l'APDU (Application Protocol Data Unit) de
commande/réponse et accès au système de fichiers
de la carte. Les fournisseurs de services proposés par
Microsoft sont mis en œuvre en tant qu'objets d'interface
COM pour permettre aux développeurs de logiciels et aux
fournisseurs de cartes de créer des fournisseurs de
services et des applications de plus haut niveau.
Cartes
Le terme carte à puce est utilisé pour
décrire une classe de périphériques de la taille
d'une carte de crédit et présentant différentes
caractéristiques : carte à valeur stockée
(porte-monnaie électronique par exemple), cartes sans
contact et cartes de circuit intégré (ICC,
Integrated Circuit Card). Du point de vue fonctionnel,
ces cartes sont toutes différentes, comme le sont
également les cartes à simple bande magnétique.
C'est la carte ICC qui est la plus intéressante pour les
ordinateurs personnels, dans la mesure où elle est capable
d'exécuter des opérations plus sophistiquées du
type signature et échange de clé.
Pour être utilisable avec la mise en œuvre Windows
des spécifications du PC/SC Workgroup, une carte
à puce doit être physiquement et électriquement
conforme aux normes ISO 7816-1, 7816-2 et 7816-3.
Pour intégrer un système de gestion de carte
à puce aux systèmes d'exploitation Microsoft Windows,
un utilitaire d'installation fourni par le fabricant de la
carte est nécessaire, car il n'existe pas de cartes à
puce Plug‑and‑Play. Il n'existe pas de modèle
Plug-and-Play adéquat, en raison de l'absence d'une
spécification standard de codage d'un identificateur
unique dans la chaîne ATR (Answer-To-Reset)
utilisée pour distinguer entre elles les cartes de
même type. Ce programme d'installation de carte à
puce installe habituellement un fournisseur de services
associé qui enregistre ses interfaces auprès du
gestionnaire de ressources. Le gestionnaire de ressources lie
ensuite la carte aux interfaces enregistrées, permettant
ainsi aux applications compatibles d'accéder aux services
de la carte à puce en utilisant les interfaces qu'elles
prennent en charge. Il est également possible pour une
carte de se lier aux interfaces préalablement
enregistrées d'un fournisseur de services existant.
Gestionnaire de ressources
Le gestionnaire de ressources s'exécute sous la forme
d'un service sécurisé dans un processus
unique. Toutes les demandes d'accès à une carte
à puce transitent par le gestionnaire de ressources et
sont acheminées vers le lecteur contenant la carte
concernée. C'est donc à ce gestionnaire qu'il incombe
de gérer et contrôler l'accès de l'application
à toute carte à puce insérée dans un
lecteur rattaché à un poste de travail Windows. Il
fournit à une application donnée une connexion
directe virtuelle à la carte à puce
demandée.
Le gestionnaire de ressources résout trois
problèmes de base au niveau de la gestion de l'accès
à plusieurs lecteurs et cartes. Premièrement, il est
responsable de l'identification et du suivi des ressources.
Deuxièmement, il gère le contrôle de
l'affectation des lecteurs et des ressources entre plusieurs
applications. Enfin, il prend en charge les primitives de
transaction permettant l'accès aux services disponibles
sur une carte donnée. Ce dernier point est important car
les cartes actuelles sont des périphériques
mono-thread, qui requièrent souvent l'exécution de
plusieurs commandes pour effectuer une seule fonction. Le
contrôle de transaction permet à plusieurs commandes
de s'exécuter sans interruption, en garantissant que les
informations d'état intermédiaire ne sont pas
corrompues.
Pilotes de périphériques
Un pilote de périphérique pour un lecteur
spécifique établit une correspondance entre les
fonctionnalités de ce dernier et les services natifs
fournis par la plate‑forme Windows et l'infrastructure de
carte à puce. Il appartient au pilote d'informer le
gestionnaire de ressources de l'insertion et du retrait de la
carte,
et de fournir des possibilités d'échange de
données à la carte via un ou tous les protocoles T=0
ou T=1.
Une bibliothèque commune de pilotes destinée
à simplifier le développement de pilotes de
périphériques est incluse dans Smart Card Base
Components 1.0. Cette bibliothèque partagée est
compatible avec la norme ISO 7816 et les fonctions système
communes requises pour l'échange de données entre une
carte à puce et un lecteur. Il s'agit donc d'une
amélioration significative au niveau du développement
des pilotes de lecteur de carte à puce, car les
développeurs peuvent désormais compter sur des
interfaces standard. Ces interfaces communes permettent de
développer un pilote de lecteur de carte à puce de
façon uniforme, accessible par toutes les applications
Windows, et pas uniquement par celles qui savent comment
communiquer avec un lecteur donné.
Kits de pilotes de périphériques
Le type du pilote de périphérique (.vxd, .sys par
exemple) dépendra de la plate‑forme Windows cible :
Windows ou Windows NT. A l'aide du kit de pilotes de
périphériques (DDK, Device Driver Kit)
standard pour la plate-forme Windows cible, tout OEM ou
constructeur indépendant peut développer un pilote de
périphérique pour son lecteur pratiquement comme s'il
s'agissait d'un autre périphérique de PC. Il existe
un Smart Card DDK spécifique à Windows et un autre
spécifique à Windows NT. Ils sont tous deux
disponibles sur le CD-ROM MSDN™ et ne peuvent pas
être téléchargés à partir du site Web
de Microsoft. Pour savoir comment vous abonner à MSDN, visitez le site.
Le modèle de pilote de périphérique pour les
lecteurs RS-232, PS/2 et PC Card dépend de la plate-forme
Windows et du type de bus concernés. Dans les prochaines
versions de Windows et de Windows NT, le modèle de
pilote pour les périphériques USB et IEEE 1394 sera
unifié sous le nom de Win32 Driver Model (WDM). Pour
plus d'informations sur WDM, visitez le site américain
.
Lecteurs
Les lecteurs de carte à puce se connectent aux
interfaces de périphériques d'ordinateurs personnels
standard RS-232, PS/2, PC Card et, dans l'avenir,
USB (Universal Serial Bus). Les lecteurs sont
considérés comme des périphériques Windows
standard et comportent à ce titre un descripteur de
sécurité et un identificateur Plug-and-Play. Ils sont
contrôlés par des pilotes de périphériques
Windows standard et intégrés au système ou
retirés de celui-ci à l'aide de l'Assistant
Matériel disponible en standard avec Windows et le
système d'exploitation Windows 2000.
Programme du logo compatible Windows
Les lecteurs doivent se conformer aux spécifications de
conception matérielle PC97 ou PC98, ainsi qu'à la
mise en œuvre par Microsoft des
spécifications 1.0 du PC/SC Workgroup. Un programme
de logo compatible Windows a été conçu pour les
lecteurs issus du Windows Hardware Quality Lab (WHQL), comme
c'est le cas pour d'autres périphériques. Le kit de
test pour lecteur de carte à puce peut être
téléchargé sur le site
Web de WHQL
. Le kit de test inclut plusieurs cartes
à puce de test (disponibles séparément) servant
à déterminer si le lecteur répond aux
critères requis pour recevoir le logo compatible Windows.
Les lecteurs de carte à puce doivent également
satisfaire aux exigences de la plate-forme Windows, notamment
aux critères liés à la fonction Plug-and-Play et
à la gestion de l'énergie.
Solutions etendues
En étendant les solutions purement logicielles telles
que l'authentification du client et la sécurisation de la
messagerie électronique, les cartes à puce donnent
naissance à une nouvelle génération
d'applications, bien positionnées pour profiter des
futures opportunités de l'économie électronique,
qui en sont encore à leurs débuts. Les cartes à
puce offrent aux développeurs d'applications un
mécanisme sécurisé pour étendre les
solutions destinées aux entreprises et à la grande
consommation.
Authentification du client
L'authentification du client implique l'identification et la
validation d'un client auprès d'un serveur en vue
d'établir un canal de communications sécurisé.
Un protocole sécurisé tel que SSL (Secure Sockets
Layer) ou TLS (Transport Layer Security) est
généralement utilisé en conjonction avec un
certificat de clé publique digne de confiance fourni par
le client chargé de l'identification du client auprès
du serveur. Ce client peut être Internet Explorer sous
Windows ou Windows NT et le serveur peut être un
serveur IIS (Internet Information Server) ou tout
serveur Web compatible avecles protocoles SSL/TLS.
La session sécurisée est établie au moyen de
l'authentification d'une clé publique avec échange de
clés afin d'obtenir une clé de session unique qui
sert ensuite à garantir l'intégrité et la
confidentialité des données pendant toute la
durée de la session. L'authentification peut être
renforcée par l'intermédiaire de certificats
mappés sur des comptes utilisateur ou des groupes ayant
auparavant établi des privilèges de contrôle
d'accès. Les cartes à puce étendent le processus
d'authentification de clé publique en proposant un
stockage sécurisé de la clé privée et un
moteur cryptographique qui prend en charge les signatures
électroniques et l'échange de clé.
Microsoft a mis en place un serveur de test des certificats,
que les développeurs peuvent utiliser à des fins de
test et de démonstration. Par ailleurs, la section
Ressources du site Microsoft Security
décrit la façon dont Microsoft utilise les
certificats et contient des directives à l'attention des
autorités de certification publiques.
Ouverture de session interactive par clé publique
Par le passé, l'ouverture de session interactive
désignait le fait d'authentifier un utilisateur sur un
réseau au moyen d'une sorte de référence
partagée, telle qu'un mot de passe faisant l'objet d'un
hachage. Windows 2000 prendra en charge l'ouverture de
session interactive par clé publique en utilisant un
certificat X.509v3 stocké sur une carte à puce avec
la clé privée. L'utilisateur ne devra pas saisir son
mot de passe, mais devra entrer un code confidentiel (PIN) dans
la DLL GINA (Graphical Identification aNd
Authentication) qui sert ensuite à authentifier
l'utilisateur au niveau de la carte.
Un processus sécurisé lit ensuite le certificat de
clé publique stocké sur la carte et vérifie
qu'il est valide et provient d'un émetteur digne de
confiance. Au cours du processus d'authentification, une
vérification (challenge), basé sur la clé
publique contenue dans le certificat, est envoyée à
la carte pour vérifier qu'elle contient bien la clé
privée correspondante et qu'elle peut l'utiliser. Une fois
la paire clé privée - clé publique
vérifiée, l'identité de l'utilisateur contenue
dans le certificat est utilisée pour référencer
l'objet utilisateur stocké dans Active Directory afin de
créer un jeton et de retourner un ticket d'accord de
ticket au client. L'ouverture de session par clé publique
a été intégrée à la mise en œuvre
Microsoft de Kerberos v5, compatible avec l'extension de
clé publique spécifiée dans le RFC-1510
provisoire de l'IETF.
Messagerie électronique sécurisée
La messagerie électronique sécurisée fait
partie des applications les plus intéressantes permises
par la technologie de clé publique, car elle permet aux
utilisateurs de partager des informations en toute
sécurité et garantit l'intégrité des
données lors de la transmission. A l'aide des clients de
messagerie et de travail collaboratif Microsoft Outlook™
Express ou Outlook 98, un utilisateur peut sélectionner un
certificat de clé publique émis par une autorité
de certification publique digne de confiance afin d'ajouter une
signature électronique à ses messages et de
décrypter les messages sécurisés. S'il publie
son certificat dans un annuaire public au sein de son
entreprise ou sur Internet, il pourra envoyer des messages
cryptés à d'autres utilisateurs du réseau de
l'entreprise ou via Internet et en recevoir de leur part.
La technologie de la carte à puce renforce
l'intégrité des applications de messagerie
sécurisée car la clé privée est
stockée directement sur la carte, laquelle est
protégée par un code confidentiel. Pour s'approprier
la clé privée d'un utilisateur et signer des messages
en son nom, il faut non seulement posséder la carte à
puce de cet utilisateur, mais également connaître son
code confidentiel. On peut même imaginer que ce code
confidentiel soit un jour remplacé par le modèle
biométrique de l'empreinte digitale de l'utilisateur,
renforçant encore les garanties de non-répudiation
des messages protégés par une signature
électronique.
Références complementaires
Documents
The Cryptography API, or How to Keep
a Secret
Guide
de la conception PC98
Membres du groupe PC/SC
Workgroup
Bull
Gemplus
Hewlett-Packard
IBM
Microsoft
Schlumberger
Siemens Nixdorf
Sun
Microsystems
Toshiba
Verifone
Dernière
mise à jour le jeudi 6 janvier 2000
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