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Récupération après incident grave dans Microsoft Exchange 5.5
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Récupération après incident grave Microsoft Exchange Server : première partie
VUE D'ENSEMBLE
Introduction
Remarques d'ordre général
Que sauvegarder ?
Étude des types de sauvegarde
Fichiers journaux et enregistrement circulaire
Plus d'informations sur l'architecture de base de données

Récupération après incident grave Microsoft Exchange Server : première partie

Version de document : 4.00 (Mis à jour pour Microsoft Exchange Server version 5.5)

Par Kali Buhariwalla, Microsoft Product Support Services (PSS)
Joseph Pagano, Microsoft Consulting Services (MCS), New Jersey



VUE D'ENSEMBLE

Point clé : la formulation, le test, la certification et le déploiement d'un plan de récupération après incident grave est une partie essentielle de la gestion d'un système de messagerie.

Détail : élevé   Tâche : planification, support

Section de l'article Contenu
Introduction
Importance de la formulation d'un plan avant que celui-ci soit nécessaire.
Remarques d'ordre général
Discussion des points généraux relatifs à Exchange et aux données devant être sauvegardées.
Étude des types de sauvegarde
Comparaison des méthodes de sauvegarde en ligne et hors connexion.
Fichiers journaux et enregistrement circulaire
Présentation de l'enregistrement et des types de fichiers journaux.
Sauvegarde d'un serveur gestionnaire de clés
Recommandations sur la sauvegarde des données du serveur gestionnaire de clés.
Informations supplémentaires sur l'architecture des bases de données
Présentation des transactions, du stockage d'instances uniques et de la sauvegarde sur bande.
Scénarios de récupération de données
Description détaillée de scénarios de récupération : élément unique, serveur complet, fichiers .PST, .OST et .PAB.
Pratiques générales
Conseils et recommandations sur la création et la vérification des sauvegardes quotidiennes, la création d'un laboratoire de récupération, la préparation d'un kit d'incident et autres aspects connexes.
Considérations relatives à la configuration de Microsoft Exchange
Stratégies de gestion des rôles de Microsoft Exchange Server, de localisation des journaux de transactions, de désactivation de l'enregistrement circulaire et autres aspects connexes.
Stratégies de type de sauvegarde
Examen des caractéristiques de divers types de sauvegarde, y compris leurs avantages, limitations et inconvénients.
La question « Hot Spare »
Considérations relatives à la maintenance d'un serveur hot spare (de destination) en ligne pour la récupération Exchange.
Exemple d'automatisme de sauvegarde en ligne
Étapes à suivre pour effectuer une sauvegarde en ligne et exemples de fichiers de commandes.
Planificateur WINAT et service Planificateur de tâches de Windows NT
Recommandations relatives à la configuration du service Planificateur de tâches.


Introduction

Microsoft Exchange est une plate-forme de messagerie d'entreprise robuste et stable, mais il arrive que des ordinateurs tombent en panne, qu'il y ait des pannes de courant et autres incidents graves. Vous devez donc disposer d'un plan de restauration de Microsoft Exchange qui minimise la perte de données et le temps d'immobilisation. Il est important de créer un plan et de pouvoir y accéder rapidement et simplement. Lorsque vous vous retrouvez dans une situation d'incident grave, il n'est plus temps de formuler un plan mais d'exécuter des procédures et des techniques testées et éprouvées.

Cet article est un supplément à la documentation en ligne et sur papier qui existe déjà. C'est un guide qui vous permettra de formuler, de tester, de certifier et de déployer vos propres plans de récupération après incidents graves. Il ne traite pas d'utilitaires de sauvegarde tiers.



Remarques d'ordre général

Microsoft Exchange est une application professionnelle critique, qui peut gérer plus d'utilisateurs par serveur et un ensemble de données plus important que les précédents systèmes de messagerie à fichiers partagés. Lorsque les configurations Exchange prennent de l'importance, chaque serveur devient essentiel pour l'entreprise, et les utilisateurs exigent alors une disponibilité du système 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Malgré cela, de nombreuses entreprises mettent en œuvre des fonctions de maintenance ou de récupération après incidents graves qui sont inadéquates.

Exchange utilise la sécurité Windows NT pour l'authentification, tout plan de sauvegarde Exchange doit donc incorporer des fonctions de restauration et de sauvegarde Windows NT. Le programme NTBACKUP.EXE de Windows NT fournit des services de sauvegarde fichiers et effectue une sauvegarde du Registre Windows NT. La version améliorée de NTBACKUP.EXE incluse dans Exchange Server 4.0 et les versions ultérieures permet d'effectuer des sauvegardes de l'annuaire et de la banque d'informations Exchange en temps réel, sans interrompre le système de messagerie.

Exchange Server a été conçu de telle manière que les sauvegardes puissent être effectuées en ligne. En pratique, lorsque vous laissez un serveur en ligne, vous réduisez le trafic système car vous n'avez pas besoin de procéder à une nouvelle authentification, qui aurait été nécessaire si vous aviez dû reconnecter le serveur. La banque d'informations, l'annuaire, le MTA et le surveillant système restent en service durant la sauvegarde en ligne. Vous pouvez automatiser ce processus et le planifier par l'intermédiaire du planificateur à interface graphique WINAT.EXE (voir le Kit de Ressources Microsoft Windows NT 4.0 ). La section intitulée « Exemple de fichier de commandes pour la sauvegarde en ligne », qui se trouve à la fin de la seconde partie de cet article, contient des exemples d'un fichier de commandes qui arrête et redémarre les services Exchange, que vous pouvez utiliser à d'autres fins.

À noter toutefois que Exchange ne doit pas fonctionner lorsque vous sauvegardez des fichiers dans des répertoires auxquels accèdent d'autres services Exchange pour Windows NT (tels que la synchronisation d'annuaire - DX - ou l'agent de transfert de messages Microsoft Mail - PCMTA).


Que sauvegarder ?

Les procédures de sauvegarde doivent capturer deux types de données :

  • Données utilisateur contenues dans la banque d'informations (PUB.EDB et PRIV.EDB), les fichiers .PST, .OST, .PAB et les journaux des transactions


  • Données de configuration contenues dans l'annuaire Exchange (DIR.EDB), le Registre Windows NT et divers sous-répertoires du répertoire d'installation Exchange Server (ainsi que, le cas échéant, dans des chemins d'accès créés après l'exécution du programme Assistant Performance Microsoft Exchange).


Le tableau suivant contient les emplacements par défaut des fichiers de base de données. À partir de la page Chemins d'accès à la base de données de l'objet serveur, vous pouvez reconfigurer tous les chemins d'accès aux fichiers de base de données durant l'installation, en sélectionnant un chemin d'accès différent du chemin d'accès par défaut mentionné dans le tableau (\exchsrvr). Vous pouvez également utiliser l'Assistant Performance Microsoft Exchange pour déplacer les journaux des transactions sur un disque physique différent de celui de la banque d'informations et des fichiers de répertoire.

Les données du serveur gestionnaire de clés et le disque de démarrage du serveur gestionnaire de clés créé lors de l'installation ne sont pas automatiquement sauvegardés par le programme de sauvegarde en ligne. Vous devez effectuer leur sauvegarde manuellement. Les données du serveur gestionnaire de clés de Exchange 5.5 se trouvent dans exchsrvr\kmsdata. (Dans Exchange 4.0 et 5.0, elles se trouvent dans un répertoire nommé \Security).

Emplacement des fichiers de base de données Exchange

Composant Fichier Chemin d'accès par défaut
Banque d'informations
Privé
\exchsrvr\mdbdata\PRIV.EDB
 
Public
\exchsrvr\mdbdata\PUB.EDB
Annuaire
 
\exchsrvr\dsadata\DIR.EDB
Journaux de transactions
Banque d'informations
\exchsrvr\mdbdata\*.LOG
 
Annuaire
\exchsrvr\dsadata\*.LOG
Serveur gestionnaire de clés
Exchange 4.0 et 5.0
C:\security
 
Exchange 5.5
\exchsrvr\kmsdata

En plus de ces données, nous vous conseillons de sauvegarder régulièrement :

  • Le Registre de Windows NT, informations de configuration relatives aux services Exchange et à la base de données du Gestionnaire de comptes de sécurité (SAM), laquelle contient le compte de service Exchange ;


  • Les données des sous-répertoires Exchsrvr , par exemple, le répertoire TRACKING.LOG contenant les données de suivi des messages, IMCDATA qui peut contenir des messages Internet archivés, etc.


Fichiers .PST (banque de messages personnelle)

Assurez-vous que les routines de sauvegarde incluent tous les fichiers .PST stockés sur les serveurs de fichiers (répertoires de base). En cas de perte ou de corruption d'un fichier .PST, il suffit pour le récupérer de restaurer le fichier .PST de l'ajouter à un profil utilisateur existant. Pour réparer un fichier .PST endommagé, il vous suffit d'exécuter le programme SCANPST. Parfois les utilisateurs stockent leurs fichiers .PST sur des lecteurs locaux qui ne sont pas régulièrement sauvegardés ou bien protègent ces fichiers par un mot de passe qu'ils oublient par la suite. Dans ces deux cas de figure, les données sont irrécupérables. Veillez à ce que les utilisateurs en soient conscients.

Fichiers .OST (banque de messages en mode hors connexion)

Les données .OST sont menacées lorsque des modifications apportées au fichier .OST local n'ont pas encore été répliquées vers la banque basée sur le serveur. Lorsqu'une machine utilisateur se bloque après exécution de la réplication, il est possible de créer un nouveau fichier .OST sur l'ordinateur de remplacement et d'envoyer toutes les données basées sur le serveur dans le fichier .OST à l'aide de la synchronisation. Pour réparer un fichier .OST endommagé, il vous suffit d'exécuter le programme SCANPST.

Fichiers .PAB (carnet d'adresses personnel)

Les fichiers de carnet d'adresses personnel peuvent être stockés localement ou dans un répertoire de serveur. Il est plus sûr de les stocker sur un serveur, car la plupart des serveurs sont régulièrement sauvegardés. Les utilisateurs stockant leurs fichiers .PAB localement doivent les sauvegarder eux-mêmes. La perte d'un fichier .PAB peut coûter des heures de travail et de productivité.

Outlook : Archivage et AutoArchivage

Outlook permet d'archiver automatiquement les fichiers .PST. Vous pouvez incorporer cette fonction dans vos stratégies de sauvegarde.

Comme les feuilles de papier s'accumulent sur votre bureau, vous devez de temps à autre faire le ménage : vous devez trier, ranger celles que vous souhaitez garder mais que vous n'utilisez pas régulièrement, en déplacer certaines dans d'autres dossiers et en jeter d'autres.

Pour faire le ménage dans Outlook, vous devez transférer manuellement les éléments anciens dans un fichier de stockage en cliquant sur Archiver dans le menu Fichier, ou en utilisant la fonction AutoArchivage, qui vous permet de spécifier une durée au-delà de laquelle les articles sont supprimés ou déplacés. Outlook peut archiver n'importe quel fichier, tel qu'une feuille de calcul Excel ou un document Word, à condition qu'il soit stocké dans un dossier de messagerie.

L'AutoArchivage est une procédure en deux étapes. Dans le menu Outils, cliquez sur Options et sélectionnez l'onglet AutoArchivage. Définissez les propriétés d'AutoArchivage pour chaque dossier, en déterminant les éléments qui sont capturés (dossiers spécifiques, groupes de dossiers ou ensemble des dossiers) et le moment de la capture. À chaque démarrage d'Outlook, l'AutoArchivage vérifie les propriétés de chaque dossier, et les archive ou les supprime le cas échéant.

Par défaut, l'AutoArchivage gère certains dossiers Outlook : le Calendrier (6 mois), les Tâches (6 mois), le Journal (6 mois), les Éléments envoyés (2 mois) et les Éléments supprimés (2 mois). Il ne surveille pas la Boîte de réception, les Notes et les Contacts.

L'archivage conserve la structure de dossiers existante dans le nouveau fichier archive. Si vous archivez un sous-dossier, la procédure recrée le dossier supérieur dans le fichier archive, mais n'archive aucun élément dans ce dossier. Elle ne recrée que la structure de la boîte aux lettres dans la structure du dossier archive. Les dossiers sont laissés en place après leur archivage, même s'ils sont vides.

Contrairement à l'archivage, qui déplace les éléments vers des dossiers personnels, l'exportation laisse les éléments d'origine dans leur dossier et les copie sous forme de différents types de fichiers.

N'oubliez pas d'inclure les données Outlook archivées dans votre stratégie de sauvegarde.


Étude des types de sauvegarde

En ligne ou hors connexion

Sauvegarde en ligne : nécessite l'exécution du service en question (banque d'informations ou service Annuaire). Elle ne perturbe pas la messagerie sur le serveur Exchange. Vous pouvez inclure le Registre Windows NT dans la sauvegarde, et pouvez sauvegarder le service Annuaire même si la banque d'informations n'est pas en cours d'exécution.

Sauvegarde hors connexion : nécessite l'arrêt de tous les services Exchange. Cette sauvegarde est une sauvegarde de fichiers. Il vous suffit d'exécuter NTBACKUP pour capturer tous les fichiers des disques sélectionnés, y compris le Registre Windows NT.

Types de sauvegarde en ligne

Normale (complète)

Toute la banque d'informations et toutes les bases de données d'annuaires sont sauvegardées. Les journaux des transactions sont sauvegardés puis purgés. Ils fournissent un contexte pour les sauvegardes incrémentielles et différentielles (voir ci-dessous).

De copie

Les sauvegardes de copie ne suppriment pas les fichiers journaux et ne modifient pas le contexte pour les sauvegardes incrémentielles et différentielles. Elles enregistrent un instantané des bases de données, sans déclenchement ou effet sur les autres routines de sauvegarde. Ce type de sauvegarde est utile lorsque vous souhaitez reproduire l'état d'un système à des fins de tests.

Incrémentielle

Cette méthode permet de sauvegarder un sous-ensemble de la banque d'informations ou de l'annuaire, et de n'écrire que les modifications apportées depuis la dernière sauvegarde complète ou incrémentielle (suivant celle qui est la plus récente). Une sauvegarde incrémentielle écrit les fichiers .LOG (uniquement) sur bande, puis les purge du disque, définissant un contexte pour la prochaine tâche de sauvegarde. Généralement, une restauration incrémentielle nécessite la bande contenant la dernière sauvegarde complète ainsi que les bandes de toutes les sauvegardes incrémentielles effectuées ensuite jusqu'au moment de la panne du système. Supposons par exemple que vous effectuez une sauvegarde complète chaque dimanche soir, et des sauvegardes incrémentielles chaque jour de la semaine. Si une panne se produit un vendredi matin, vous devez effectuer une restauration complète (pour restaurer le système tel qu'il était le dimanche soir), puis toutes les restaurations incrémentielles qui suivent, pour restaurer le système jusqu'au jeudi. Vous ne devez pas redémarrer les services avant la restauration de la dernière bande incrémentielle.

La sauvegarde incrémentielle est désactivée lorsque l'enregistrement circulaire est activé. Pour plus d'informations, consultez ci-dessous la section Fichiers journaux et enregistrement circulaire.

Différentielle

Cette méthode permet de sauvegarder les modifications apportées à la banque d'informations et/ou à l'annuaire depuis la dernière sauvegarde complète (normale) ou incrémentielle. Toutefois, la plupart des administrateurs préfèrent ne pas mélanger sauvegardes différentielles et incrémentielles dans une même série. Une sauvegarde différentielle capture uniquement les fichiers .LOG, mais ne les purge pas du disque. Lorsqu'une restauration du journal des transactions et de la base de données est nécessaire, seules deux bandes sont requises : la dernière sauvegarde complète, et la sauvegarde différentielle la plus récente. Si les journaux des transactions sont intacts depuis la dernière sauvegarde complète, seule la bande de la dernière sauvegarde complète est requise, car le processus de restauration reproduit tous les journaux depuis la sauvegarde complète jusqu'au fichier EDB.LOG actuel, restaurant ainsi toutes les transactions jusqu'à ce jour. Ne sélectionnez pas Supprimer les données existantes lorsque vous effectuez ce type de restauration, car vous effaceriez ainsi les fichiers journaux à jour.

La sauvegarde différentielle est désactivée lorsque l'enregistrement circulaire est activé. Pour plus d'informations, consultez ci-dessous la section Enregistrement circulaire de la base de données.


Fichiers journaux et enregistrement circulaire

Fichiers journaux : définition

Exchange Server conserve plusieurs fichiers de base de données (banques) dans une structure transparente pour l'utilisateur final. La banque d'informations, par exemple, est constituée de deux bases de données : l'une privée (PRIV.EDB), l'autre publique (PUB.EDB). Ces deux bases de données sont gérées par le service Banque d'informations. L'annuaire Exchange est stocké dans DIR.EDB. Les services Exchange Server utilisent des fichiers journaux de transactions pour chacune de ces bases de données.

La technologie de base de données Exchange met en œuvre des fichiers journaux pour accepter des données, effectuer leur suivi et leur gestion. Pour améliorer les performances et les possibilités de récupération, toutes les transactions de message sont d'abord écrites dans les fichiers journaux et dans la mémoire, puis dans les fichiers de base de données respectifs. Sur l'ordinateur client, les performances sont sensiblement renforcées, car l'écriture dans les fichiers journaux est effectuée de manière séquentielle (éliminant ainsi le temps de recherche), et Exchange Server écrit immédiatement les transactions de message dans les fichiers journaux. Toutefois, les fichiers journaux sont toujours ajoutés à la fin du fichier, et l'écriture dans les fichiers de base de données Exchange (PUB.EDB, PRIV.EDB, et DIR.EDB) s'effectue de manière aléatoire (faisant du temps de recherche un facteur de performance).

Les possibilités de récupération sont renforcées car les fichiers journaux peuvent être utilisés pour récupérer des données de transactions de message, en cas d'altération de la banque d'informations ou des fichiers de base de données de l'annuaire suite à une panne matérielle, à condition que les journaux aient été sauvegardés et soient intacts. Les fichiers journaux sont généralement conservés sur un disque physique différent de celui qui contient la banque d'informations et les fichiers de base de données d'annuaire. Une panne affectant les fichiers de base de données n'a donc le plus souvent pas d'impact sur les fichiers journaux. Les données qui n'ont pas été sauvegardées mais qui ont été enregistrées dans les journaux des transactions peuvent être "relues" pour restaurer le fichier de base de données.

Les services d'annuaire et de banque d'informations utilisent les journaux des transactions, les journaux précédents, les fichiers de point de contrôle, les journaux réservés et les fichiers correctifs.

Journaux des transactions

Les journaux des transactions peuvent être conservés sur un lecteur physique différent de celui qui contient leurs fichiers .EDB respectifs. Par défaut, les journaux de la banque d'informations sont conservés dans \exchsrvr\mdbdata, et les journaux du service Annuaire sont conservés dans \exchsrvr\dsadata. Chaque sous-répertoire contient un fichier EDB.LOG qui est le fichier journal des transactions actuel pour le service en question. Le sous-répertoire de la banque d'informations et le sous-répertoire du service Annuaire gèrent tous deux un fichier EDB.LOG séparé.

La taille des fichiers journaux doit toujours être 5 Mo, une taille différente signifie probablement que le fichier est endommagé. Les transactions sont tout d'abord écrites dans les fichiers EDB.LOG, puis dans la base de données. La taille de la base de données est donc une combinaison des transactions non validées du fichier journal de transactions (qui réside également en mémoire) et du fichier de base de données .EDB réel. Chaque fois qu'un fichier EDB.LOG est rempli de données de transaction, il est renommé et un nouveau fichier EDB.LOG est créé.

Journaux précédents

Lorsqu'un fichier journal EDB.LOG est renommé, il est stocké dans le même sous-répertoire que le nouveau fichier EDB.LOG. Les fichiers journaux sont nommés de manière séquentielle (à savoir, EDB00014.LOG, EDB00015.LOG, et ainsi de suite en utilisant la notation hexadécimale). Les fichiers journaux précédemment validés sont purgés durant une sauvegarde normale (complète) en ligne ou durant une sauvegarde incrémentielle en ligne, à l'aide de NTBACKUP.EXE. Tous les fichiers journaux précédents ne sont pas purgés. Chaque fois que 5 Mo de transactions sont écrits, un nouveau journal est créé, sans être forcément validé. À tout moment il peut y avoir plusieurs journaux précédents non validés. Ceux-ci ne sont alors pas purgés. Si vous activez l'enregistrement circulaire, aucun historique des journaux précédents n'est conservé. Ceux-ci ne sont pas purgés par les opérations de sauvegarde. D'ailleurs, les sauvegardes incrémentielles et différentielles ne sont pas autorisées lorsque l'enregistrement circulaire est activé.

Les transactions des fichiers journaux sont validées dans les fichiers .EDB respectifs lorsque le service est arrêté normalement. Par exemple, lorsque le service banque d'informations subit un arrêt normal (le service est interrompu sans erreur), toutes les transactions présentes dans des fichiers journaux mais pas dans PRIV.EDB ou PUB.EDB sont validées dans les fichiers .EDB. Vous ne devez pas purger manuellement les fichiers journaux lorsque des services sont en cours d'exécution. En général, il vaut mieux purger les journaux durant le processus de sauvegarde.

Fichiers de point de contrôle

Les fichiers du point de contrôle sont employés pour récupérer (reproduire) les données des journaux des transactions dans les fichiers .EDB. Un point de contrôle est un marqueur d'emplacement dans le fichier EDB.CHK, pour indiquer les transactions qui ont été validées. La banque d'informations et le service Annuaire gèrent des fichiers EDB.CHK séparés. À chaque fois que des données sont écrites dans un fichier .EDB depuis le journal des transactions, le fichier EDB.CHK est mis à jour avec des informations spécifiant que la transaction a été validée avec succès dans le fichier .EDB en question. Durant la récupération, Exchange détermine les transactions n'ayant pas encore été validées en lisant le fichier EDB.CHK ou en lisant directement les fichiers journaux de transactions (dans ce cas EDB.CHK n'est pas nécessaire). La banque d'informations et le service Annuaire lisent leur fichier EDB.CHK durant le démarrage, et utilisent les journaux des transactions pour lire les transactions non validées dans les fichiers .EDB. Exemple : si un serveur Exchange subit une panne et que des transactions ont été inscrites dans le journal des transactions mais pas encore dans le fichier de base de données, Exchange tente d'effectuer la récupération au démarrage en enregistrant automatiquement dans les fichiers de base de données les transactions qui sont contenues dans les journaux.

Journaux réservés

Les services Annuaire et Banque d'informations gèrent indépendamment deux fichiers de réserve, RES1.LOG et RES2.LOG dans MDBDATA et DSADATA. Si l'un des deux services vient à cours d'espace disque lorsqu'il renomme le fichier EDB.LOG et qu'il en crée un nouveau, il utilise les fichiers journaux de réserve. Ceci est un dispositif de sécurité uniquement utilisé en cas d'urgence. Lorsque ce cas de figure se présente, le moteur de base de données envoie une erreur au service en question, qui transfère alors dans le journal RES1.LOG (et le RES2.LOG si nécessaire) toute transaction en mémoire qui n'a pas encore été écrite dans un journal des transactions. Le service s'arrête ensuite, et enregistre un événement dans le journal des événements de Windows NT. La taille des fichiers journaux de transactions RES est toujours 5 Mo, comme pour tous les autres fichiers journaux de transactions.

Fichiers correctifs

Pendant une sauvegarde Exchange en ligne, l'enregistrement de transactions pour les fichiers .EDB peut continuer. Si une transaction a lieu pour une partie du fichier .EDB qui n'a pas encore été sauvegardée, elle est tout simplement traitée. Si une transaction a lieu pour une partie du fichier .EDB qui a déjà été sauvegardée, elle est consignée dans un fichier .PAT (fichier correctif, ou patch). Un fichier .PAT différent est utilisé pour chaque base de données : PRIV.PAT, PUB.PAT et DIR.PAT. Ces fichiers ne sont visibles que durant le processus de sauvegarde.

Voici comment les fichiers .PAT prennent place dans le déroulement de la sauvegarde en ligne :

  • un fichier .PAT est créé pour la base de données actuelle ;


  • la sauvegarde du fichier .EDB actuel commence ;


  • les transactions qui doivent être écrites dans des parties déjà sauvegardées du fichier .EDB sont consignées dans les fichiers .EDB et .PAT ;


  • le fichier .PAT est écrit sur la bande de sauvegarde ;


  • le fichier .PAT est supprimé de \MDBDATA ou \DSADATA.


TEMP.EDB

Ce fichier contient les transactions en cours, et est utilisé à des fins de stockage transitoire lors du compactage en ligne.

Comment purger les fichiers journaux

Lorsque l'enregistrement circulaire est désactivé, les fichiers journaux s'accumulent sur le lecteur du journal des transactions jusqu'à l'exécution d'une sauvegarde normale (complète) ou incrémentielle.

Voici comment les purges prennent place dans le déroulement de la sauvegarde en ligne :

  • le processus de sauvegarde copie les fichiers de base de données spécifiés ;


  • le cas échéant, des fichiers correctifs sont créés (pour la prise en charge des transactions qui ont été écrites durant la sauvegarde dans une partie déjà traitée du fichier .EDB) ;


  • les fichiers journaux créés lors du processus de sauvegarde sont copiés sur bande ;


  • les fichiers correctifs sont écrits sur bande ;


  • les fichiers journaux qui sont antérieurs au point de contrôle au début de l'opération de sauvegarde sont purgés. Ces fichiers ne sont pas nécessaires car les transactions qu'ils contiennent ont déjà été validées dans les fichiers .EDB, et les fichiers .EDB ont été écrits sur bande.


Enregistrement circulaire de la base de données

L'enregistrement circulaire (activé par défaut) utilise la technologie de journal de transactions mais ne gère pas de fichiers journaux de transactions précédents. Au lieu de cela, il gère une fenêtre de quelques fichiers journaux, lorsque les transactions contenues dans les fichiers journaux de transactions sont validées dans la base de données, il supprime les fichiers journaux existants et annule les précédentes transactions. Vous pouvez ainsi mieux gérer l'espace disque et empêcher les journaux des transactions de s'accumuler, mais vous ne pouvez plus utiliser la sauvegarde différentielle ou incrémentielle, car celles-ci nécessitent les fichiers journaux de transactions passés. Du fait que l'enregistrement circulaire purge certains fichiers journaux de transactions, il est possible que vous ne puissiez pas récupérer vos données jusqu'au point de panne en lisant les fichiers journaux de transactions les uns après les autres, si l'un d'entre eux est manquant. C'est pourquoi nous vous conseillons de désactiver l'enregistrement circulaire sur tous les serveurs Exchange. Vous pouvez très bien gérer l'espace disque en effectuant régulièrement des sauvegardes en ligne, qui purgent les fichiers journaux du disque dur une fois qu'ils sont sauvegardés.

Si l'enregistrement circulaire est activé, vous trouverez probablement de nombreux fichiers EDBXXXXX.LOG dans le sous-répertoire \MDBDATA ou \DSADATA. Ceci est normal, car Exchange utilise plusieurs fichiers journaux pour définir sa fenêtre de permutation circulaire. Par exemple, les journaux EDB00010.LOG, EDB00011.LOG, EDB00012.LOG, et EDB00013.LOG deviendront EDB00011.LOG, EDB00012.LOG, EDB00013.LOG, et EDB00014.LOG. Ces nombres observent la notation hexadécimale.

Exchange tente de gérer une fenêtre de quatre fichiers journaux pour l'enregistrement circulaire, mais en utilise davantage si la charge d'E/S du serveur est importante. Les fichiers journaux créés au-delà des quatre fichiers d'origine ne sont pas purgés tant que leurs services respectifs (banque d'informations ou service Annuaire) sont arrêtés puis redémarrés.

Comment déterminer si l'enregistrement circulaire est activé

Pour visualiser les paramètres d'enregistrement circulaire :

  1. exécutez le programme Administrateur Microsoft Exchange Server ;


  2. cliquez sur Site, Configuration, sur l'objet Serveurs, puis sélectionnez le serveur souhaité ;


  3. cliquez sur Fichier, Propriétés ;


  4. cliquez sur l'onglet Fonctions avancées. À noter que vous pouvez activer l'enregistrement circulaire séparément pour la banque d'informations et pour l'annuaire.


Vous pouvez modifier les paramètres d'enregistrement circulaire « à la volée » à partir du programme Administrateur Microsoft Exchange, mais dans ce cas Exchange interrompt le service en question et le redémarre.

Exemple de récupération : journaux des transactions

Conditions : l'enregistrement circulaire est désactivé et les journaux des transactions ne sont pas stockés sur le même disque que les fichiers de base de données. La dernière sauvegarde complète (normale) a eu lieu il y a deux jours. Une panne matérielle (disque dur défectueux) a endommagé les bases de données de la banque d'informations mais n'a pas affecté le lecteur du journal des transactions.

Question : une restauration complète est-elle possible, ou deux jours de données de production seront-ils perdus ?

Réponse : toutes les données peuvent être restaurées. Les journaux des transactions sont complets, ils contiennent donc toutes les transactions effectuées depuis la sauvegarde complète. Le matériel de restauration exécute une restauration complète. Ne supprimez pas les fichiers journaux existants (c'est-à-dire ne sélectionnez pasSupprimer toutes les données existantes). La restauration complète écrit dans les fichiers de base de données et les fichiers journaux qui ont été sauvegardés lors de la sauvegarde complète. Les fichiers journaux restaurés vont jusqu'au premier fichier journal contenu sur le lecteur courant des journaux de transactions. Exemple : la sauvegarde complète a copié les fichiers EDB00012.LOG à EDB00014.LOG. Le lecteur des journaux de transactions contient les fichiers EDB00015.LOG et suivants. La restauration complète recopie les journaux EDB00012.LOG à EDB00014.LOG et les fichiers de base de données de la banque d'informations qui font partie du jeu de sauvegarde. Une fois que la banque d'informations a démarré, elle réexécute les transactions de EDB00012.LOG jusqu'au dernier fichier journal (EDB00019.LOG) puis réexécute EDB.LOG, le fichier journal le plus récent. Le service commence ensuite, et la base de données est à jour. Les fichiers journaux contiennent des signatures garantissant qu'ils font bien partie de la séquence à exécuter.

Sauvegarde d'un serveur gestionnaire de clés

Nous vous conseillons de sauvegarder les fichiers de données du gestionnaire de clés (C:\SECURITY\MGRENT dans les versions 4.0 et 5.0, et \EXCHSRVR\KMSDATA dans la version 5.5) séparément des autres données, et de conserver ces bandes de sauvegarde encore plus en sécurité que les sauvegardes quotidiennes. Toutes les clés contenues dans ces fichiers sont cryptées CAST 64 bits, et sont donc très sûres. Cependant, il est nécessaire de faire très attention lors de leur manipulation car ces fichiers contiennent les clés de cryptage privées de chaque utilisateur et ne sont pas sauvegardés par le programme NTBACKUP.

Le problème avec les cartouches de bande, c'est qu'elles sont hors connexion : toute personne mettant la main sur l'une d'entre elles peut restaurer les fichiers sur un serveur, puis tenter de percer la clé de cryptage sans avoir à craindre d'être détecté suite à une connexion ou autre action en ligne.

Pour la plupart des pirates informatiques, il est technologiquement impossible de percer une clé sur 64 bits. On estime actuellement qu'il faudrait plus de 12 ans et $300 000 de matériel cryptographique dédié, et beaucoup plus avec la technologie PC. (Voir Business Software Alliance Quitter le site Microsoft Site en anglais pour une discussion sur les longueurs de clé, les estimations des durées de décryptage et autres aspects connexes.) Malheureusement, la technologie évolue de jour en jour et il existe des personnes intelligentes et sans scrupules qui disposent de ressources importantes. Il importe donc de traiter les bases de données du gestionnaire de clés comme l'un des actifs les plus sécurisés de votre système informatique.

Sauvegarde des données du serveur gestionnaire de clés

  1. Arrêtez le service du serveur gestionnaire de clés.

    Sauvegardez les données :

    • dans Exchange 4.0 et 5.0, sauvegardez le répertoire SECURITY\MGRENT ;


    • dans Exchange 5.5, sauvegardez le répertoire EXCHSRVR\KMSDATA ;



  2. sauvegardez le disque de démarrage du serveur gestionnaire de clés ;


  3. démarrez le service du serveur gestionnaire de clés.


Utilisez régulièrement l'utilitaire Windows NT Backup pour sauvegarder les fichiers et sous-répertoire de sécurité avancée. Les utilisateurs dont les fichiers de sécurité sont altérés ou qui oublient leur mot de passe ne peuvent ouvrir aucun message crypté, y compris les messages archivés. L'administrateur peut récupérer la clé (la procédure à suivre est décrite dans la documentation de Microsoft Exchange Server, dans la section « récupération des clés de sécurité avancée »), mais uniquement si les données de sécurité avancée sont actuelles.


Plus d'informations sur l'architecture de base de données

Banque de données fiable avec journaux des transactions

Empruntant un principe mis en œuvre par les bases de données relationnelles telles que Microsoft SQL Server, la banque d'informations et le service Annuaire de Microsoft Exchange Server utilisent des fichiers journaux différents pour une amélioration des performances et de l'intégrité des données. Toutes les modifications sont rapidement enregistrées dans des journaux de transactions séquentiels, puis validées dans le fichier de base de données sous-jacent. En cas de coupure de courant ou d'arrêt inattendu du serveur, les données demeurent intactes et récupérables jusqu'à la dernière transaction complète. Une telle architecture empêche que les données ne soient altérées ou incohérentes.

Les principes sous-jacents à l'intégrité des transactions de bases de données sont bien compris depuis les années 1970. C'est à cette époque que le test d'intégrité des transactions de bases de données ACID (atomicité, cohérence, isolement et durabilité) a été développé. La base de données sous-jacente à la banque d'informations prend en charge toutes les propriétés ci-dessous.

  • Atomicité : les résultats d'une transaction sont tous validés ou tous annulés. Dans Exchange Server, les opérations atomiques sont réalisées au moyen de journaux des transactions. Comme décrit ci-dessus, les transactions du journal qui n'ont pas encore été validées dans le fichier de base de données principal sont soit validées, soit annulées si incomplètes. Ce processus a lieu rapidement et automatiquement lors du redémarrage du système.


  • Cohérence : une ressource partagée (telle qu'une base de données) est toujours transformée d'un état valide en un autre. Toutes les opérations effectuées sur la banque d'informations de Microsoft Exchange Server sont atomiques, garantissant ainsi la cohérence constante des données. La mise à jour d'un journal des transactions pour indiquer qu'une transaction a été entièrement validée au sein du fichier de base de données principal constitue une opération atomique.


  • Isolement : les transactions peuvent être sérialisées. Dans un système qui gère plusieurs transactions simultanément, chaque transaction produit le même résultat que si elle était la seule exécutée par le système. Ceci permet à plusieurs utilisateurs d'accéder aux données de manière sécurisée et simultanée. Les opérations simultanées d'utilisateurs ne peuvent pas interférer de manière à rendre la base de données non valide. La propriété d'isolement est mise en œuvre par la base de données sous-jacente à la banque d'informations de Microsoft Exchange Server.


  • Durabilité : les résultats des transactions sont permanents et survivent aux pannes ultérieures du système ou des supports. En cas d'altération ou d'illisibilité d'une partie d'un fichier journal des transactions de Microsoft Exchange Server (par exemple à cause d'un disque physique endommagé), ces transactions sont simplement restaurées. Le format physique des journaux des transactions est soigneusement conçu de façon à réduire l'impact, même lorsque le support de stockage est endommagé. Ceci est réalisé grâce à une combinaison d'écritures séquentielles, grâce à la création de nouveaux fichiers journaux tous les 5 Mo et à des techniques de bas niveau telles que l'enregistrement ping-pong, qui permettent d'optimiser la durabilité des transactions, même dans un fichier journal partiellement altéré.


Même si la charge et le temps système induits par les journaux des transactions peuvent sembler importants, car les données sont d'abord écrites dans les journaux, puis dans le fichier de base de données principal, un bon fichier journal améliore en fait le rendement du système pour différentes raisons. Lorsque les fichiers journaux de transactions sont conservés sur un disque séparé, ils sont écrits de manière séquentielle plutôt qu'aléatoire. La tête du disque n'ayant pas à se positionner de manière aléatoire, ceci est plus rapide que pour un accès aléatoire en écriture dans le fichier de base de données principal, même avec les sous-systèmes très rapides de lecteur qui existent aujourd'hui. Les transactions consignées dans le journal sont ensuite validées et réintégrées "tranquillement" dans le fichier de base de données principal. Cette opération peut se dérouler très efficacement, car de manière asynchrone (lors des cycles d'inactivité du serveur), et parce que les systèmes de mémoire cache disque NTFS et FAT de Windows NT Server commandent automatiquement l'écriture pour qu'elle soit le plus efficace possible, par l'emploi de techniques classiques pour minimiser les déplacements effectués par la tête physique. Les techniques de récupération de Microsoft Exchange Server sont aussi performantes pour les gros enregistrements que pour les petits, car ses journaux des transactions n'écrivent que les parties modifiées des données.

Récupération automatique rapide grâce à la restauration des transactions

Lors du démarrage du service Annuaire ou de la banque d'informations Exchange Server à la suite d'un arrêt anormal du serveur, le fichier journal des transactions est examiné pour voir s'il contient des transactions incomplètes. Si c'est le cas, ces transactions sont restaurées automatiquement à leur état d'origine (c'est-à-dire avant l'arrêt). Cette opération de récupération automatique est relativement rapide car seules les transactions les plus récentes du journal doivent être vérifiées.

Ces différences dans les possibilités de récupération sont comparables à celles entre les serveurs SGBD de production tels que Microsoft SQL Server ou Oracle et les bases de données des utilisateurs finaux telles que Microsoft Access ou Lotus Approach.

Stockage d'instances uniques avec intégrité référentielle automatique

Le stockage d'instances uniques est une exigence fondamentale des clients souhaitant stocker le courrier des utilisateurs de manière centralisée, sur le serveur. Si 100 utilisateurs sur le même serveur reçoivent le même message, une seule instance du message est stockée sur le serveur : des pointeurs vers le message sont placés dans les boîtes aux lettres des utilisateurs. Le stockage d'instances uniques peut économiser de l'espace et améliorer grandement les performances du serveur.

La banque d'informations de Microsoft Exchange Server dispose du stockage d'instances uniques intégré : il est toujours activé et n'exige aucune configuration ou administration particulière. Lorsqu'un message ou la boîte aux lettres d'un utilisateur est supprimé(e), les messages ne peuvent pas être isolés ou perdus. Les pointeurs ne peuvent pas être désynchronisés entre les fichiers, car tout est stocké dans un fichier unique et l'intégrité référentielle est gérée de manière interne par le moteur de base de données. Exchange Server est optimisé pour le stockage efficace et fiable des messages sur le serveur.

Stockage d'instances uniques avec limites de stockage par utilisateur.

Des recherches montrent que l'une des causes les plus courantes de panne de système de messagerie est tout simplement l'incapacité à limiter la quantité de stockage par utilisateur, qui finit par provoquer un "débordement" du serveur, et sa défaillance. Pour prévenir ce problème, Exchange Server permet aux administrateurs de définir et de faire respecter des quotas de disque à tous les niveaux, des utilisateurs jusqu'au système. Les utilisateurs peuvent recevoir un avertissement, ainsi qu'une limitation "sévère" qui les empêche d'envoyer du courrier avant qu'ils n'aient nettoyé leur boîte aux lettres. Ceci leur évite de manquer des messages entrants critiques, sans pour autant pénaliser les autres utilisateurs qui peuvent toujours leur envoyer des messages.

Sauvegarde en ligne et en direct sur bande, pour une opération en continu

Exchange Server dispose d'une prise en charge intégrée des sauvegardes en ligne directement sur bande. Il n'est pas nécessaire d'arrêter le serveur, ni que les utilisateurs soient déconnectés. De plus, la sauvegarde Exchange Server est intégrée à la sauvegarde Windows NT Server, ce qui vous permet de sauvegarder ces deux types de serveur du même emplacement. Vous pouvez effectuer des sauvegardes complètes, incrémentielles ou différentielles directement sur un large éventail de périphériques à bande, depuis les cartouches quart de pouce jusqu'aux systèmes DAT à haute capacité.

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Dernière mise à jour le jeudi 21 septembre 2000



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